PETITS ARRANGEMENTS AVEC LA VERITE..

brume vrai faux agrandie


AVEC L’AMORCE D’UN MENSONGE ON PÊCHE UNE CARPE DE VÉRITÉ

W Shakespeare

LA BRUME DU VOCABULAIRE MARKETING DES PRODUITS DE BEAUTÉ
Le marketing des produits de beauté est très étudié, et nous ballade en fait entre la science et la communication pure.
Les codes des publicités des grandes marques cosmétiques est un mélange de vocabulaire pseudo-rigoureux élaboré sous une épaisse couche de glamour afin de parvenir à nous rassurer.
Un cocktail d’allégations et d’argumentaires à décrypter sans naïveté. Voyons ensemble les mentions préférées des marketeurs.
Le discours employé par les marques se veut une sorte de caution pour le consommateur. Malgré ce vocabulaire médical, les cosmétiques n’ont rien de médicaments.
Une première façon de repérer les « dissidents » :
Lorsqu’un nom est écrit avec une MAJUSCULE, il est tout simplement inventé par la marque et n’a rien d’une molécule miracle. Par exemple la gamme Génifique sonne très scientifique mais ne désigne pas du tout une molécule ou un procédé chimique.

Hypoallergénique
Utilisé depuis de nombreuses années en remplacement ne l’oublions pas de « anallergique » cheval de bataille des tous premiers produits Roc par exemple et mention par la suite supprimée (rien ne pouvant être anallergique)
De proche en proche ils ont tous eu ou presque l’appellation hypoallergénique
Méfiez-vous des appellations : Hypoallergénique veut dire produit formulé pour minimiser le risque d’allergie ce n’est en aucun cas anallergique (aucun produit ne peut l’être !) et cela ne garantit pas l’absence de réactions
Il y a quelques années, l’argument phare hypoallergénique s’est associé à une suite de mots beaucoup plus percutants : « sans parabènes, sans phénoxyethanol, sans silicones ».
Chaque marque le qualifie selon son marketing. Quoiqu’il en soit, la mention « hypoallergénique » signifie simplement que les allergènes les plus courants ne sont pas présents dans le produit point barre !

Bio :
La certification « bio » s’applique à une liste restreinte de composants et non à tous les composants qui sont dans la formulation d’un produit cosmétique.  Par exemple : cela ne s’applique pas à l’eau qui est un élément majeur dans la fabrication de tous produits cosmétiques.
Pour autant, les produits bios sont soumis aux mêmes exigences et contrôles de sécurité que les autres cosmétiques.
Mais attention aux « produits fait maison », qui n’ont eux, aucune restriction en terme de sécurité. Le bio ne certifie en rien l’absence d’effets indésirables

HORLOGE FAUX VRAI


Testé en laboratoire
Là encore, les produits qui le mentionnent ont effectivement été testés en laboratoire. D’ailleurs, la loi impose un test pour que chaque produit cosmétique mis sur le marché ne comporte aucun risque pour la santé humaine.
La mention « testé en laboratoire » se veut plutôt une garantie de l’efficacité du produit. La plupart des testeurs, qui sont des gens comme vous et moi payés par le laboratoire, approuvent bien souvent le produit, même s’ils ne sont pas convaincus.
Il ne faut pas oublier non plus les petites erreurs non intentionnelles qu’ils font pendant leurs tests : les oublis, l’utilisation d’une quantité trop faible ou à l’inverse trop forte du produit, l’application sur une peau non nettoyée, etc.
Les conditions d’utilisations particulières ne permettent pas d’obtenir de résultats vraiment fiables.
C’est le cas des tests des produits solaires qui pour avoir valeur de résultat doivent être appliqués a raison 2 mg par cm2 de peau de crème ce qui correspond à un tube entier de 50 g pour le corps entier
Vous vous imaginez sur la plage déguisée en gaufre à la chantilly ? Et cependant pour la plupart ce sont vraiment des tests en laboratoire et non pas sur des testeurs privés ceux là*

Les parabènes, des conservateurs très controversés
Utilisés comme conservateurs de synthèse en cosmétique mais aussi dans l’alimentation et les médicaments, les parabens sont toujours aussi controversés et continuent à effrayer les consommateurs.
Les parabènes ont la réputation d’avoir un pouvoir allergisant, susceptible de provoquer des allergies de contact ; leur exploitation dans les produits cosmétiques est ainsi réglementée par une directive depuis 1976.
En outre, les parabènes sont suspectés de perturber les systèmes endocrinien et de la reproduction. Trouver des alternatives non nuisibles est plus que nécessaire.
Pour « rassurer » les consommateurs, et surtout pour continuer à vendre leurs cosmétiques, les marques se sont mises à étiqueter tous les flacons de gels douche, shampoings et autres crèmes hydratantes « 0% parabens ».
Sachant que tous les produits cosmétiques contenant une phase aqueuse (crèmes, laits, lotions, gels…) sont très sensibles aux bactéries et champignons, les ingrédients bactéricides et fongicides sont essentiels à une bonne conservation.
Alors par quoi remplacer ces fameux parabènes ?

Remplacer les parabènes par du benzyl alcool DHA
Le benzyl alcool DHA, que l’on trouve sous les dénominations commerciales Cosgard ou encore Geogard 221, est un conservateur à large spectre composé d’alcool benzylique, d’acide déhydroacétique et d’eau.
Il empêche le développement de bactéries, levures et moisissures dans les produits cosmétiques contenant de l’eau.
Il apparaît sous la dénomination Benzyl alcool, dehydroacetic acid, aqua. Malgré un nom qui sonne très chimique et le fait qu’il soit synthétique, le benzyl alcool DHA est éco certifié.
Il est même classé parmi les matières premières « écologiquement correctes » selon les normes de l’Union Européenne.
On le retrouve donc dans certains cosmétiques bio, et il est largement plébiscité par les inconditionnel(le)s des cosmétiques maisons, notamment parce qu’il est économique et facile d’utilisation.

Testé par les dermatologues
Avec cette mention, on joue sur le flou artistique !
Tout produit mis sur le marché en Europe doit en effet passer des tests.
Il en va de même pour les cosmétiques bien entendu. « Testé dermatologiquement « ou par les dermatologues signifie que des tests ont été effectivement réalisés sous le contrôle d’un dermatologue, chez des volontaires de tout type de peau.
On utilise classiquement des « patch-tests » contenant le produit et on note les signes cliniques (érythèmes, sécheresses, rugosités…) pour définir les critères d’acceptabilité du produit, la tolérance et son efficacité. Pour autant, le fait que le dermatologue ait testé le produit n’induit pas forcément qu’il l’ait approuvé ! Parfois même, il ne fait que superviser de plus ou moins loin ladite étude…

Efficacité prouvée
Mais encore ? A quel niveau ? Pour quel effet ? Comment obtient-on cette preuve ? On ne peut être plus vague avec une mention pareille !
Le produit cosmétique a été testé, sans aucun doute, que ce soit in vitro ou sur des volontaires. En revanche, on n’en sait pas plus sur le degré d’efficacité. L’allégation est souvent utilisée par les publicitaires dans de nombreux domaines, et n’a, jusqu’à présent, pas donné lieu à quelque contentieux.

Naturel ou Origine Naturelle
Les termes « Naturel » ou « Origine naturelle » estampillés sur un produit cosmétique n’ont aucune valeur réglementaire. Ils indiquent tout simplement qu’une partie (très infime) des ingrédients est naturelle. En revanche, les autres ingrédients (presque la totalité du produit) sont issus de la pétrochimie !
Rappelez-vous que l’étiquette d’un produit cosmétique mentionne la liste des ingrédients par ordre décroissant. Ainsi, le premier ingrédient représente la portion la plus importante du produit. Regardez avec attention les 4 ou 5 premiers ingrédients qui constituent en général la quasi-totalité du produit.

Emballage recyclable
Oui, c’est sûr qu’avec les tonnes de déchets qu’on jette à la poubelle, on se doit de privilégier les emballages recyclables ! Pour autant, ces contenants écolo ne garantissent en rien que le produit contenu est lui aussi écologique.

 « Botox- like, filler- like, peeling-like etc. »
Le marché de la chirurgie esthétique étant florissant, les marques de cosmétiques hauts de gamme essaient d’avoir leur part du gâteau ! C’est ainsi que des crèmes aux autres lotions anti-âge deviennent « Botox-like » par exemple, en référence à la fameuse toxine botulique que tout le monde connaît sous le nom de Botox.
Mais qui, faut-il le rappeler, n’aura d’effet que si elle est directement injectée sous la peau par le chirurgien et pas simplement étalée sur le visage…
L’argument paraît solide si on s’en réfère au succès de certaines crèmes antirides telles que Time-Filler® des Laboratoires Filorga qui contient « un tri peptide Botox-like qui limite les contractions musculaires et décrispe la peau, pour un visage rajeuni. » En plus, son « actif peeling-like lisse les micro-reliefs » !

J’ESPÈRE POUR VOUS QUE MAINTENANT LA BRUME VA SE LEVER POUR LAISSER PLACE A UN ÉCLAIRCISSEMENT ……..

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